Le tapis de Rabat

Rabat a toujours été la capitale du tapis au Maroc. Le tapis de Rabat s'est fait une réputation égale à celle des tapis d'Orient, et la bourgeoisie marocaine, même lorsqu'elle se détourne des autres objets artisanaux, reste attachée à son tapis.

 

Il y a environ six mille métiers à tisser en activité dans la région. Le tapis de Rabat est fait par les femmes, au point noué, sur des métiers de haute lisse.
Pour un grand tapis, deux ou trois ouvrières peuvent travailler un même métier, à partir d’un modèle sur papier quadrillé et de laines venant du Maroc et d’ailleurs.

 

En 2007, l’estampillage des tapis à Rabat a concerné une surface de113.400 m², soit plus de la moitié des tapis estampillés au Maroc (225.791m²).

Le tissage

 

Ce sont les hommes qui pratiquent le tissage, tissant ainsi des étoffes pour burnous, vêtements, rideaux, couvre-lits, tissus d'ameublement, coussins et couvertures. Ils utilisent la laine de mouton naturelle (blanche, brune, grise, noire) ou teinte, le poil de chèvre et le poil de chameau.
Les médinas de Rabat et de Salé proposent toutes sortes d'habits pour adultes et pour enfants coupés dans ces tissages : burnous non traditionnels avec bandes de couleur d'un seul côté, jupes de femmes, burnous d'enfants, vestes en grosse laine brute, caftans, etc.

 

 

On y trouve également des cotonnades blanches qui peuvent servir de couvre-lits ou à la confection de djellabas, de caftans légers, destinés principalement à une clientèle touristique.
Certains tissus sont imprimés à la main par les rares « artistes peintres » qui se sont spécialisés dans la peinture sur étoffe. Ils les exposent dans leurs ateliers. Il faudrait mentionner, pour terminer, le tricot à la main, vendu dans quelques boutiques, aux portes desquelles on accroche toutes sortes de jaquettes, vestes et manteaux de laine tricotée.

 

La broderie

La broderie est réservée aux femmes qui travaillent sur les tissus traditionnels de coton, de lin, de soie ou d'étamine de laine, mais aussi sur de la popeline et même sur du nylon. Elles travaillent par petits groupes de femmes et filles d'artisans ou de petits commerçants souvent apparentés. Elles immobilisent la partie qu'elles sont en train de broder dans des cadres en bois vissés. Les brodeuses exécutent au point de croix toutes sortes de nappes, napperons, services de table, oreillers, couvre-lits, draps, chemises, robes de mariées, caftans... avec des motifs géométriques d'inspiration berbère, ou copiés de modèles étrangers, proches du travail traditionnel

Le cuir

 

Dans les sociétés traditionnelles, l'artisan se servait du cuir pour les vêtements, les chaussures, les poufs et les coussins, les sacs et pour transporter certaines marchandises, mais aussi dans la décoration des murs, des portes, etc.
Objets divers très nombreux et variés, ils sont appréciés pour la souplesse de leur cuir, la perfection de leurs formes et de leurs dorures. Les sous-mains, buvards, porte-documents, classeurs, boites à messages, boites à crayon... sont fabriqués, à Rabat, en cuir de chèvre.
Parfois, les artisans optent pour des modèles plus élaborés, en dorant le cuir ; ils se servent alors de minces feuilles d'or de 22 carats, de minces bandes de gélatine ou encore de lamelles de mica recouverte d’une mince couche d'or de 22 carats.

 

La poterie

La poterie est une des premières activités artisanales de l'humanité. La dualité entre l'héritage berbère, d'une part, et l'influence hispano-mauresque, d'autre part, se retrouve dans les techniques employées tout comme dans les motifs et les décors qui ornent les pièces d'argile.

Dans la région de RSZZ, et plus particulièrement à Salé, cette tradition séculaire s'est élevée au rang d'un art rarement égalé, la poterie étant le deuxième secteur de l’artisanat par la valeur de la production et le nombre d’artisans. Ce métier a connu un développement appréciable après la réalisation du complexe artisanal d’El Oulja et grâce à un effort particulier de diversification des articles et d’innovation.

Une des grandes spécialités artisanales de la région est le travail de la céramique : les artisans potiers utilisent la technique de la "double cuisson" : l'argile est d'abord modelé puis cuit une première fois. Il est ensuite peint et passe une seconde fois au four, ce qui donne un aspect verni aux couleurs. Les potiers produisent tajines (article le plus connu par les touristes), cendriers, vases, plats, saladiers...

La vannerie

Artisanat moins «noble» que le tissage ou la poterie, la vannerie est une des occupations les plus répandues dans l'ensemble du Maroc et plus particulièrement dans la région de Rabat. Grâce à la diversification des matériaux utilisés et aux produits fabriqués, cette activité a su s’adapter à l’évolution des goûts et des modes de vie.

Le travail du bois

 

Il s’agit de l’un des métiers des plus anciens de la région, dont témoignent les oeuvres en bois sculpté dans les plafonds de mosquées, mausolée et medersa des villes.
L’essentiel de la production est aujourd’hui destiné à la décoration intérieure et à l’ameublement.

 

 

Reconnu comme véritable pôle de compétence de la région, le secteur de l’artisanat bénéficie actuellement d’un accompagnement soutenu de la part des pouvoirs publics.
C’est ainsi, qu’en attendant le Plan de Développement Régional de l’Artisanat pour la région RSZZ, en cours d’élaboration, divers instruments de promotion et de commercialisation ont été mis en place. Il s'agit notamment de l'organisation de foires régionales qui se tiennent chaque année en partenariat avec les chambres d'artisanat, mais aussi en assurant une présence lors d'autres évènements permettant de toucher différentes cibles, tels que les manifestations sportives, les journées organisées au profit des Marocains résidents à l'étranger, les événements organisés dans le cadre de l'INDH, le Moussem des cadeaux organisé pour la première fois à la rue des Consuls de Rabat en Décembre 2009, etc…

 

 
Réalisé par : Marit