Le Pacte National pour l’Emergence Industrielle signé en Février 2009 devant SA MAJESTE LE ROI consiste en un contrat programme entre le public et le privé, en vue de construire un secteur industriel fort et créer un cercle vertueux de croissance, autour du développement des métiers mondiaux du Maroc que sont l’offshoring, l’aéronautique, l’électronique et l’automobile.

D’une manière générale, le secteur de l'aéronautique matérialise incontestablement, aujourd'hui, un des plus grands chantiers du Royaume, puisque le secteur aéronautique et spatial mondial cherche à externaliser une grande partie de ses activités.
Le Maroc, et plus encore la région RSZZ, peuvent profiter de cette conjoncture ainsi que des opportunités d'investissement qu'elle induit, en ouvrant ses portes aux diverses branches de cette industrie de pointe, comme la fabrication des connecteurs, des faisceaux de câbles, des nacelles, des composites et des conduites d'aération, ainsi que le traitement de surface ou encore le développement de services liés à l'aéronautique.
Et pour pouvoir faire face à l’ouverture et à la compétition inter-régionale et internationale, la région de RSZZ s’est immédiatement attelée à la création de pôles d’excellence dans ces domaines pointus que sont la microélectronique, l’aéronautique ou encore l’offshoring.
Le secteur des industries électriques et électroniques (IEE) est structuré autour de 6 principales filières :
  • les fils et câbles,
  • les composants électroniques,
  • le matériel de distribution et de commandes électriques,
  • les accumulateurs et piles électriques,
  • les lampes et appareils électriques,
  • les générateurs et transformateurs électriques.
Avec une quinzaine d’entreprises dans la région, (2% de l'ensemble des industries manufacturières), le secteur des IEE a réalisé en 2008 une production de 384 MDH (3% de la production industrielle) et dégagé une valeur ajoutée de 267 MDH (6% de la valeur ajoutée globale de la région).
Certes, ce secteur reste encore modeste dans l’industrie régionale, mais compte tenu des efforts réalisés par les divers opérateurs, il présente actuellement de réelles perspectives de développement et constitue un pôle d'attraction pour de nouveaux investissements.
Ces efforts se sont traduits par l'implantation dans la région de grands donneurs d'ordre de renommée internationale, dont on peut citer :
  • ST MICROELECTRONICS, qui, dans le cadre du développement du domaine des composants électroniques, a initié à Rabat un centre de recherche et développement pour la conception et le design de puces électroniques destinés aux circuits intégrés et qui emploie actuellement 187 personnes, en majorité des  ingénieurs ;
  • LABINAL MAROC », filiale du groupe SAFRAN, qui a réalisé à Ain Atig une unité spécialisée dans la production de câblage électronique pour l’aéronautique, permettant ainsi la création de 590 postes de travail permanents ;
  • SEWS MAROC, filiale du Japonais SUMITOMO, qui a créé à Ain Aouda un site de production de faisceaux de câbles pour automobiles et emploie actuellement 1.400 personnes.
  • NEMOTEK TECHNOLOGY, qui, dans le domaine plus pointu de la microélectronique, a initié au niveau du parc Technopolis à Salé un centre de conception, fabrication et commercialisation de caméras miniatures, destinées aux  téléphones mobiles, automobiles et autres applications domestiques. Cette unité, qui a pour partenaire l’américain TEISSERA qui assure le transfert technologique, emploie actuellement plus de 55 ingénieurs.
  • ZODIAC AEROSPACE MAROC, filiale du groupe aéronautique français ZODIAC, qui a entrepris la création, au niveau du parc industriel Ain Johra à Khémisset, d’une entité d’études et de production d’équipements aéronautiques. L’unité a démarré sa production en Juin 2010 et emploie actuellement 116 personnes dont 55 ingénieurs.
Le secteur des industries électriques et électroniques est appelé à connaître une croissance sans précédent dans la région et ce, grâce :
  • aux programmes d'habitat social et d'électrification rurale qui contribuent au développement des filières câblage électrique et appareil électrodomestique ;
  • au développement du secteur de l'automobile, améliorant d'une manière notable les filières des piles et accumulateurs électriques et câblage pour automobile ;
  • au développement d’un tissu de sous traitants autour de ces nouvelles activités.
Autre pôle de compétence de la région RSZZ, l'offshoring, phénomène naissant de la délocalisation de services,  intervient lorsqu'une entreprise délocalise certaines de ses activités, qu'il s'agisse de services informatiques, de processus commerciaux ou encore de réseaux convergents, dans un autre pays. L’objectif est de bénéficier, soit d'un savoir-faire très pointu, soit d'une législation du travail plus avantageuse sur le plan fiscal ou salarial, ou les deux à la fois.
Les métiers de l’offshoring se partagent entre les deux activités suivantes :
  • l’Information Technologies Outsourcing (ITO) : développement de logiciels, gestion d’infrastructures et maintenance d’applications ;
  • le Business Process Outsourcing (BPO) : gestion de la relation client, activités métiers spécifiques (banques, assurances), activités administratives générales (comptabilité et finances, ressources humaines, back offices généraux).
En effet, la région possède de nombreux atouts pour attirer les entreprises européennes:
  • sa proximité géographique et culturelle avec l’Europe, des coûts bien moindres que dans les pays industrialisés, notamment en termes de main d’oeuvre, d’infrastructures et de fiscalité,
  • des infrastructures modernes,
  • une offre télécom performante et diversifiée (signalons à cet égard que le Maroc possède  le premier réseau de télécommunications du continent ; il est ainsi relié à plus de 230 pays par câbles optiques et analogiques, satellites ou ondes hertziennes).
Par ailleurs, d’une manière globale, l’offre offshoring Maroc comprend une série de mesures visant à accroître l’attractivité du pays par rapport aux destinations concurrentes. Ces mesures se répartissent en 3 grands axes :

Une aide à la formation:
  • Un pool de ressources important avec des profils ciblés, notamment Bac+2, Bac+4
  • Un programme de formation ambitieux (22.000 profils dans les métiers de l’offshoring à fin 2009, 10.000 ingénieurs par an) ;
  • La pise en charge de 100% de la formation initiale et de 75% de la formation continue, à hauteur de 65 000 DHS par employé marocain sur les trois premières années d’embauche ;
  • Un contrat d’insertion prévoyant une exonération pour une durée de 24 mois des cotisations patronales et salariales dues à la CNSS, de la taxe de la formation professionnelle et de l’impôt sur le revenu.
Un cadre sectoriel incitatif:
  • Une exonération totale de l’impôt sur les sociétés pendant une période de 5 ans et une réduction de 50% au delà de cette période ;
  • Une contribution de l’Etat visant à ce que la charge fiscale au titre de l’impôt sur le revenu n’excède pas 20% de la masse salariale
  • Un régime administratif allégé (guichet unique, nouveau code du travail plus flexible, simplifications administratives) ;
  • Une prime aux pionniers pour les premières entreprises installées.
Des infrastructures et des services performants:
  • 5 zones dédiées dotées d’infrastructures correspondant aux standard internationaux à des coûts attractifs seront dédiées spécifiquement aux activités liées à l’offshoring ;
  • Des services de télécommunications performants à un tarif aligné sur les destinations les moins chères ;
  • Vaste offre de bureaux opérationnels, aménagés et équipés.
Pourront profiter de ces avantages les entreprises qui se seront établies dans les zones dédiées aux activités de l’offshoring. Cependant, les entreprises exerçant des activités liées à l’offshoring en dehors des zones dédiées auront tout de même accès au dispositif de formation, au contrat d’insertion et à l’exonération de l’IS.
(pour en savoir plus : sites: anrt.ma et mcinet.gov.ma)

TECHNOPOLIS

S’inscrivant dans le cadre du programme gouvernemental Emergence, le parc TECHNOPOLIS à Salé est la matérialisation de la nouvelle vocation de la région RSZZ dans le secteur des  nouvelles technologie et son entrée de plein pied dans l’industrie de la connaissance.
Plateforme dédiée à la création, l’incubation et la promotion de projets innovants et à fort potentiel, Technopolis offrira à terme 330.000m² de plateaux bureaux destinés à l’activité offshoring , dont 44.000 livrés en Septembre 2008  et 23.500 à livrer fin 2010.
C’est ainsi que Technopolis ouvre ses portes à toute entreprise opérant dans les activités liées au nearshoring et réalisant  au moins 70% de son chiffre d’affaires à l’export, à partir de la troisième année qui suit le début de son activité ou de son installation au niveau du parc.
Aujourd’hui, le parc Technopolis accueille une vingtaine d’unités dans le domaine des métiers de l’offshoring, dont on peut citer :
  • ECONOCOM, filiale française du groupe ECONOCOM, spécialisée dans l’infogérance qui compte recruter une centaine d’employés d’ici fin 2010 ;
  • SOFRECOM SERVICES MAROC, qui développe un centre de services et d’ingénierie logicielle et dont les principaux clients sont l’ANRT, Maroc Telecom et France Telecom-Orange ;
  • DEVOTEAM MAROC, filiale française du n°1 en Europe dans l’outsourcing d’activités télécoms, principalement destiné aux activités de banque/finances/assurances et qui emploie actuellement 200 personnes ;
  • CEGEDIM ACTIV Développement Offshore Maroc est un centre de Recherche et Développement en édition de progiciels pour l’assurance de personnes, dont les principaux clients sont la CNSS, la CNOPS et l’ANAM ;
  • GENPACT, leader mondial dans la prestation de services en management de l’entreprise,  a ouvert ici le premier centre BPO du Maroc, qui a créé 100 emplois la première année et compte en créer 300 à 400 durant les 2 à 3 années suivant son installation ;
  • LOGICA NORTH AFRICA, dont l’activité englobe le conseil en management, l’intégration de systèmes et l’outsourcing de processus métier et IT et qui emploie actuellement plus de 150 personnes ;
  • ALYOTECH MAROC, filiale du groupe Européen de conseils en technologies, met en place une plateforme d’offshoring basée à Rabat et dédiée au conseil, développement et ingénierie des systèmes d’information. La nouvelle filiale marocaine complétera, en fait, un dispositif d’internationalisation articulé autour de la Belgique, des Pays-Bas et du Canada et emploie à ce jour 130 personnes.

(Pour plus d’informations : aller sur le site de Technopolis : www.technopolis.ma)

Plaquette Technopolis

LES CENTRES DE RELATION CLIENTS

Fournisseurs d’accès internet, banques, société d’assurances ou opérateurs de téléphonie mobile, …nombre de grands groupes ont décidé d’externaliser en offshore leur service client. L’activité des centres de relations clients ou centres d’appel devient ainsi une compétence à part entière, avec son matériel, ses méthodes, ses techniques spécifiques. L’année 2003 a marqué le véritable décollage de l'externalisation des centres d’appels au Maroc. En effet, grâce à son niveau de francophonie élevé, ses coûts salariaux très compétitifs et son excellent réseau de télécommunications, le royaume s’est tout de suite imposé comme la première destination pour ces activités de relation client avec plus de 20.385 positions opérationnelles, réparties à travers les 190 centres d’appels en activité en 2009.

Fiscalité comparee des investisseurs europeens au maroc

Ces CRC opèrent aussi bien dans  les métiers traditionnels de la relation client (réception d’appels, émission d’appels, télémarketing, traitement de courriers) que dans les canaux plus récents en pleine expansion (traitement d’e-mails, chat, assistance en ligne sur le web).

En terme de secteurs d’activité, les centres d’appels interviennent auprès d'un large portefeuille de clients démontrant leur capacité à intégrer des problématiques métiers très spécifiques et complexes, de l’assurance aux télécoms, en passant par le fret, le tourisme, l’énergie, les médias, avec des références comme AXA, Neufcegetel, SFR, DSL VALLEY, Direct Assurance, SIEMENS, Bouygues Telecom,  Meetic,  La Redoute, FEDex, …

Aujourd’hui, il existe 94 centres d’appels dans la région de RSZZ, dont 87 à Rabat, 6 à Salé et 1 à Témara, employant plus de 11.000 personnes.

Signalons qu’au niveau national, le nombre de centres d’appels est passé de 137 à 190 entre 2006 et 2009, et devrait atteindre les 300 en 2015.

C’est ainsi, qu’après avoir fait ses preuves dans les Centres d’appels, le Maroc met en place les conditions nécessaires au développement des métiers du BPO et de l’ITO.

 

 
Réalisé par : Marit